Bien sûr je choisis des études littéraires. J'ingurgite du male gaze à tour de bras et je deviens sans m'en rendre compte, une transfuge de classe.
Arrivée au Master 2, je consacre mon mémoire à la réécriture des contes traditionnels dans une visée antisexiste. Je lis Simone de Beauvoir car mon curseur est à l'époque "les classiques", les auteurs validés par la culture dominante.
En parallèle, ma vie amoureuse m'emmène sur une pente glissante de laquelle je vais m'échapper grâce aux féministes. Celles de mon entourage, les autrices qui me font comprendre que mon cas n'est pas isolés et les militantes sur les RS qui me font comprendre que la situation n'est pas normale.